Il y a maintenant 17 ans, Ingrid Betancourt met de côté
sa vie tranquille de mère de famille expatriée pour
revenir dans son pays et se battre pour en changer l'avenir. Son pays,
la Colombie, est au bord du gouffre, saigné par des années
de guerre. Pris entre la guerilla marxiste, les paramilitaires, les
cartels de la drogue et les politiciens impuissants ou corrompus,
peu de gens osent se lever pour offrir une autre vision au peuple
Colombien. Ingrid Betancourt decide de le faire.
Elle condamne la corruption, la violence, se bat pour le développement
régional, pour les plus démunis. Elle est d'abord
élue députée en 1994, puis sénatrice
en 1998. Elle fonde son propre parti "Oxygène"
et compte bien se présenter aux élections présidentielles
de mai 2002.
Mais, voilà, le 23 février 2002 en route vers San Vincente,
Ingrid et sa directrice de campagne, Clara Rojas, sont enlevées
par les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie).
Ingrid est une empêcheuse de tourner en rond ceux qui font
la ruine de la Colombie sur le dos des Colombiens. Elle se bat avec
l'énergie du désespoir. Ne nous le cachons pas: l'enlèvement d'Ingrid arrange
beaucoup de monde.
Pour
en savoir plus

Voyez le discours
chargé d'émotion d'Ingrid Betancourt à la Conférence
mondiale des Verts à Canberra en avril 2001 (merci à
Hubert Rouaud pour cet enregistrement - En anglais)
Voyez
le reportage
diffusé à l'émission "Zone libre"
de la télévision de Radio-Canada.
Lisez la transcription
de l'émission "Dites-moi" diffusée
par la RTBF.
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